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Le hasard fait parfois bien les choses... [ft. Reagan]

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MessageSujet: Le hasard fait parfois bien les choses... [ft. Reagan] Mar 17 Jan - 19:20

Reagan & Sasha
« Le hasard fait parfois bien les choses... »

Affalée sur le canapé, habillée d'un tee-shirt gris beaucoup trop grand pour moi et d'un legging noir qui s'arrêtait à mi-mollet, les cheveux attachés en un chignon négligé, je regardais un film à l'eau de rose auquel je n'accrochais pas, et, je dois l'avouer, me sentais quelque peu seule. Je zappai, et, ne trouvant rien de plus intéressant, j'éteignis la télévision et me décidais à me lever. Un rapide coup d'œil à l'horloge m'appris qu'il était 18h00. J'avais rendez-vous dans deux heures avec un certain Peter, rencontré à Shreveport alors que j'achetais les dernières touches de déco pour la maison. Il était apparemment très populaire, du haut de ses vingt-cinq ans, et, m'avait-il dit, j'avais une chance inouïe d'avoir retenu son attention. Il m'était rentré dedans alors que j'avais les bras chargés d'articles de décoration, et tout était tombé par terre. Après m'avoir aidée à ramasser, il m'avait donné son numéro et un rendez-vous à Shreveport, où il était censé m'emmener diner. Bien qu'il était orgueilleux et se sentait supérieur à tout le monde, j'avais envie de sortir, et il faisait l'affaire. Comme je m'ennuyais ferme, je décidai de commencer à me préparer, en prenant tout mon temps. Je pris une douche brûlante, restant une bonne demi-heure sous l'eau qui rougissait ma peau. Après m'être brossé les dents, lissé les cheveux, appliqué un vernis rouge sur mes ongles, avoir enfilé un jean moulant et un simple haut noir et m'être maquillée, je regardais l'heure : 19h10. Je m'assis sur le canapé. Qu'allais-je faire pendant vingt minutes ? Je décidais de passer par le Merlotte prendre un café et saluer Lafayette, qui travaillait ce soir. Après avoir fermé toutes les fenêtres et les portes de la maison, j'enfilais des chaussures à talon noires et attrapais ma veste et mon sac à main puis fermais la porte à clé avant de engouffrer dans ma BMW. La voiture démarra, et je pris la direction du Merlotte, où, après avoir rapidement salué Lafayette et Sam, j'achetais un café à emporter. Le café fumant diffusais une odeur absolument exquise, et c'est joyeusement que roulais en direction de Shreveport, buvant une gorgée de temps à autre. J'étais vraiment droguée à la caféine. Et d'ailleurs, le Merlotte excellait dans ce domaine. La nuit commençait à tomber, et c'est ce moment que choisit la voiture pour s'arrêter, accompagnée de bruits de moteur suspects. Je descendis de la voiture pour aller voir ce qu'il se passait, et une épaisse fumée noire s'échappa du moteur.

- Fais chier !

La voiture était neuve et j'avais fais le plein la veille ; elle n'avait aucune raison de tomber en panne. Furieuse, je retournai dans l'habitacle, et posai ma tête sur le volant. Je n'avais aucune envie de me mettre en quatre pour pouvoir arriver à l'heure à Shreveport. Je n'avais même plus envie de retrouver ce type prétentieux et qui se croyait mieux que tout le monde. D'habitude, c'était moi qui menait l'histoire, et non l'inverse. Il n'avais qu'à aller se faire voir. Et pourtant, j'avais toujours une furieuse envie de sortir et de faire la fête.

J'entrepris d'effacer Peter de mon répertoire. De toute façon, il n'avait pas mon numéro, je n'en entendrais donc plus parler. Je pouvais lui poser un lapin en tout tranquillité. Ca le calmera. Après avoir glissé mon portable dans mon sac à main, je l'empoignais, mis ma veste, sortis de la voiture et la fermai à clé. Un peu plus loin, près de la forêt, il y avait un bâtiment, vers lequel j'entrepris de me diriger. Je marchais dans la pénombre presque totale, des chaussure à 10 centimètres de talons au pieds et croisant les doigts pour que le bâtiment ait un téléphone.

5 minutes plus tard, c'est chaussures à la main que j'arrivais devant un garage – encore mieux qu'un téléphone ! J'avais marché pieds nus sur la route gelée, et ma simple veste ne me protégeait que peu du froid. C'est maquillée et habillée en tenue de soirée, les cheveux un peu ébouriffés et pieds nus, les escarpins à la main, que je pénétrai dans le garage, éclairé par une lumière aveuglante – pour quelqu'un qui venait de passer 10 minutes dans le noir, ne se repérant qu'à la lumière du garage au loin.

- Il y a quelqu'un ?

Je passais entre plusieurs outils et me dirigeai vers le coin où était allumée une radio. Le propriétaire du garage devait être là.

- Excusez-moi... ?

Ce ne fût pas le propriétaire mais LA propriétaire qui sortit la tête de sous une voiture. Pourquoi avais-je tout de suite pensé à un homme ? Les femmes pouvaient bien travailler dans un garage, après tout. Et celle-ci était vraiment sublime, d'ailleurs.

- Bonsoir. Ma voiture, qui est neuve, pourtant, est tombée en panne un peu plus loin. J'ai marché jusqu'ici et j'ai eu la chance de tomber sur votre garage. J'ai eu beaucoup de chance, d'ailleurs. Je... j'espérais que vous pourriez m'aider...


Dernière édition par Sasha J. Nelson le Dim 19 Fév - 0:19, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Le hasard fait parfois bien les choses... [ft. Reagan] Mer 18 Jan - 22:29

    ♫♫“The warden threw a party in the county jail.
    The prison band was there and they began to wail.
    The band was jumpin' and the joint began to swing.”♫♫

    Le rock d’Elvis résonnait à fond dans le garage, la voix du King se répercutant contre les murs de tôle du hangar. Heureusement que le Dean’s Garage était légèrement isolé du reste de Bon Temps, ainsi, Reagan ne dérangeait personne quand elle écoutait ses vieilles chansons à plein tube à la fin de journées comme celle-ci : une dure et très longue journée. L’atelier était fermé depuis un peu plus d’une heure maintenant, mais il restait encore beaucoup de boulot à la jeune femme. Cependant, ce n’était pas un problème majeur pour Reagan, qui appréciait surtout pouvoir travailler tranquillement, sans le regard de ses clients sur le dos. Là elle pouvait plonger la tête dans le guidon sans être interrompue et avancer correctement sur les trois voitures qui séjournaient en ce moment dans l’atelier. Depuis qu’elle avait fermé le grand rideau, Reagan avait noué sa longue chevelure avec un simple élastique et avait retroussé ses manches tout en allumant la radio. Elle avait commencé par se trémousser en rythme, emportée par le tempo endiablé du best-of de Presley. Désormais, elle chantonnait, allongée sous le capot d’une vieille Chevrolet, les mains dans le moteur.

    Aussi, elle n’entendit pas la porte de ferraille s’ouvrir ni l’appel qui lui était adressé. Ce ne fut qu’en apercevant une paire de pieds nus à côté de la Chevrolet et une petite voix signaler la présence d’une « intruse » si on pouvait l’appeler ainsi. Reagan fit rouler la planche sur laquelle elle était allongée pour découvrir une belle brune qui n’avait visiblement pas prévu de faire un petit détour au Garage.


  • Bonsoir ! Donnez-moi juste deux secondes, je suis à vous tout de suite lança-t-elle en replongeant sous le capot pour finaliser le serrage d’un boulon. Puis elle ressortit rapidement et se releva d’un bond avec l’aisance que confère l’habitude, écartant d’un revers de main une mèche rebelle de son visage et y laissant par la même occasion une trace de cambouis sur sa joue.

  • Vous avez de la chance ! Je ne suis pas toujours là à cette heure-ci ! Heureusement pour vous qu’il y avait du boulot aujourd’hui !

    La question ne se posait pas quant à savoir si Reagan allait aider la jeune femme : un client était toujours bon à prendre et puis, sincèrement, la nouvelle venue ne devait pas connaître grand-chose à la mécanique alors… perdue dans la cambrousse de Bon Temps, voilà une âme qui ne fallait pas abandonner. Reagan saisit un chiffon à deux mains et tenta d’effacer les marques de son labeur, sans grand succès, puis saisit un trousseau de clés accroché à une vis enfoncée dans son établi.

  • Venez, on va aller voir ce qui ne tourne pas rond dans votre bolide. Suivez-moi !

    Et, sans plus de cérémonie, Reagan entraîna sa nouvelle cliente dans son pick-up et lui demanda dans quelle direction sa voiture était tombée en panne, sans lui demander son avis. Pendant le bref trajet, la métamorphe offrit une bouteille d’eau à sa compagne du soir et engagea la conversation.


  • Vous êtes de passage à Bon Temps ? Ou bien c’était juste sur votre route ?

    Reagan se trompait, évidemment, mais elle avait l’habitude de connaître la plupart des habitants de Bon Temps, au moins de vue, et la jeune femme ne faisait pas partie de ses connaissances. C’était peut-être pour ça que la mécanicienne était si versatile, ce qui ne lui ressemblait pas beaucoup, d’ordinaire. Voilà qui inaugurait de bons auspices.

  • Au fait, je m’appelle Reagan, Reagan Thomson !

    Sous la lueur des phares du pick-up se dessina la silhouette d’une voiture sur le bas-côté. Reagan immobilisa le pick-up juste à côté et arrêta le moteur. Rapidement, elle s’installa au volant du véhicule en panne et tenta de le faire démarrer, pour entendre le son que ferait le moteur. Pas de petits « clics », ce n’était probablement pas la batterie. La jeune femme passa à l’avant et souleva le capot. Il lui fallut quelques minutes avant de poser un premier diagnostic :

  • Ça doit être la pompe de gavage… je pense qu’il faut la changer. Par contre, pour ça, va falloir que je ramène votre voiture au garage et j’ai prêté ma dépanneuse à un paysan du coin. J’ai bien peur que vous ne soyez sans voiture pour au moins deux jours. Le temps de récupérer la dépanneuse et de bosser sur votre voiture.

    Comme d’habitude, elle était certaine que ce n’était pas ce que sa cliente voulait entendre. Personne n’avait envie de s’entendre dire qu’on était bloqué dans la cambrousse de Louisiane. Voulant tout de suite parer au désarroi de celle qu’elle imaginait être une citadine, elle lui fit une proposition.

  • Vous voulez que je vous dépose quelque part ? Ou bien vous voulez passer un coup de fil ?

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MessageSujet: Re: Le hasard fait parfois bien les choses... [ft. Reagan] Dim 19 Fév - 0:13

La jeune femme brune était magnifique, d'une souplesse et d'une élégance naturelles, et pourtant, son métier lui allait à ravir. Les moteurs, le cambouis... c'était vraiment son domaine et ça se voyait. Mais la jeune femme en question était aussi impulsive et très bavarde, et je n'avais eu qu'à lui expliquer ma situation avant qu'elle ne prenne les choses en main et m'entraîne dans son pick-up, parlant pendant tout le trajet. Elle avait la conversation facile, une autre de ses qualités à ajouter sur la liste. Elle enchaînait les questions tellement vite que la seule à laquelle j'ai pu répondre – enfin, ce n'était pas une question, mais les seuls mots que j'ai pu placer étaient :

- Au fait, je m’appelle Reagan, Reagan Thomson !
- Sasha Nelson, enchantée.

Reagan avait du charisme et dégageait une tendresse que l'on ne pouvait nier. C'était le genre de fille que tout le monde aimait et qu'il était difficile de détester. Et pourtant, elle semblait, non pas timide (pas du tout) mais solitaire. Du moins, elle aimait son petit garage tranquille dans la petite ville tranquille qu'était Bon Temps. La jeune femme venait de sortir du pick-up en claquant la porte avant de s'engouffrer dans ma BMW et d'essayer de la démarrer à l'aide des clés que je lui avais tendues. Puis elle souleva le capot avant de me faire un compte-rendu :

- Ça doit être la pompe de gavage… je pense qu’il faut la changer. Par contre, pour ça, va falloir que je ramène votre voiture au garage et j’ai prêté ma dépanneuse à un paysan du coin. J’ai bien peur que vous ne soyez sans voiture pour au moins deux jours. Le temps de récupérer la dépanneuse et de bosser sur votre voiture.

Elle semblait bien maîtriser son sujet, et je décidais de lui faire confiance. Le problème, c'était que sans ma voiture, il m'était impossible de me déplacer, d'aller au travail ou de sortir avec des amis, et je ne voulais vraiment pas dépendre de quelqu'un, ne serait-ce que deux jours. Je n'aimais pas être un poids pour les autres, même si j'aimais faire ma chieuse en général. Mais là aussi, je n'eus pas le temps de répondre ; elle enchaînait déjà avec une autre question. Je commençais vraiment à apprécier cette fille.

- Vous voulez que je vous dépose quelque part ? Ou bien vous voulez passer un coup de fil ?

- Je ne voudrais pas vous déranger, donc un coup de fil suffira. J'ai bien mon portable mais j'ai claqué mes deux heures hebdomadaires hier soir en appelant mes merveilleux parents. Je rigole, bien sûr. En fait, j'habite à Bon Temps. Vous voyez la grande maison qui n'est plus habitée depuis un an ? Et bien c'est la mienne. Mes parents et moi habitions dans cette maison avant de partir en France, quand j'avais 5 ans. Elle a été louée à différentes personnes pendant ces dernières années, mais maintenant, je suis de retour ! Je ne sais pas si tu – on peut se tutoyer ? - te souviens de moi, en tout cas, moi, je me souviens de toi.

Reagan me regardait. Elle devait être surprise d'apprendre que je n'étais pas muette, et que j'étais même presque aussi bavarde qu'elle.

- Désolée de parler autant, mais maintenant que j'ai commencé, il faut que je finisse. Je ne suis plus très sûre de vouloir passer de coup de fil, j'ai pas très envie de déranger Lafayette, surtout qu'il est encore au travail. Oui, je suis la Sasha qui était toujours fourrée avec Lafayette, précisais-je. Enfin, je crois que je n'ai pas le choix. Pour le coup de fil, je veux dire.

Je me souvenais bien de Reagan Thomson. Enfin, je l'avais vue quelques fois, mais j'avais surtout entendu parler d'elle. Elle était « la fille qui aimait réparer des moteurs avec son père » alors que j'étais plutôt du genre à piquer les chaussures à talons et le rouge à lèvres de ma mère et faire semblant d'être « grande ». Une amitié entre ces deux gamines totalement différentes devenues adultes était-elle envisageable ?

Reagan semblait se demander ce que je faisait là. Ses yeux se promenaient sur ma tenue, mon visage maquillé, les chaussures à talons dans mes mains et mes pieds nus.

- Ah, dis-je en les remettant. J'étais en route pour Shreveport, quand ma voiture a décidé de s'arrêter pour je ne sais quelle raison. Un certain Peter m'y attendait – j'espère pour lui qu'il ne m'y attends plus. Mais ce n'est pas grave, il était prétentieux et chiant. J'espère ne plus croiser son chemin.

J'avais fini de remettre mes chaussures et étais à présent entrain de me recoiffer vite fait et de lisser ma tenue.

- Bon, cette fois, j'arrête de parler. Où est ce téléphone ? repris-je en souriant.




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MessageSujet: Re: Le hasard fait parfois bien les choses... [ft. Reagan] Dim 26 Fév - 16:57

    Penchée au dessus du moteur, Reagan pouvait apprécier la qualité de l’engin tout en tentant de confirmer son diagnostic. De toute manière, le problème restait le même, quelque soit la panne, à savoir ramener la voiture de la nouvelle venue à l’atelier. Cette nouvelle venue qui, selon ses dires, n’en était pas vraiment une. La jeune mécanicienne observa attentivement sa nouvelle cliente, scrutant son visage pour raviver ses souvenirs. Honnêtement, elle avait bien du mal à se souvenir d’elle ; après tout de nombreuses années avaient passées si l’on en croyait Sasha !

  • Franchement, j’ai du mal à te remettre. Je vois tout à fait de quelle maison tu parles, mais je n’ai pas une très bonne mémoire pour le reste…

    D’un seul coup, Reagan prit un peu de recul. Son enfance n’était pas la meilleure partie de sa vie, en ce qui concernait les camarades de son âge. D’aussi loin qu’elle se souvienne, tous les autres enfants l’avaient toujours observé d’une manière étrange, se demandant quel type de sauvageonne elle pouvait être pour s’habiller comme un garçon et se retrouver avec des traces noires sur les joues. Il faut dire que son père, devenu veuf, n’était pas le roi de la mode et, bien que Reagan fut toujours heureuse avec lui, avait simplement fait de son mieux et cela n’avait pas collé avec les normes de l’époque. Aussi, la jeune femme craignit un instant que Sasha ne conserve cette image et les aprioris qui allaient avec.

  • Il faut dire que je n’ai jamais beaucoup trainé avec les petites filles de mon âge, c’était pas trop mon genre.

    Tout en parlant, Reagan poursuivait ses manipulations dans le moteur, ses mains volant, virevoltant entre le radiateur, le réservoir et toutes ces choses qui constituent une voiture. Elle tentait de voir si elle pouvait éventuellement faire redémarrer la voiture et la faire tenir juste le temps de la ramener au garage. Cela lui permettait également de se donner une certaine contenance, en attendant de voir ce que dirait Sasha, pour prendre la température. La métamorphe ne regrettait pas de s’être montrée aussi ouverte et versatile, il était évident qu’elle attendait que le coup de semonce final, où Sasha lui rappellerait son image de garçon manqué. Voilà, en quelques secondes, elle était passée d’enthousiaste à déçue. Seulement, Sasha n’eut pas du tout la réaction que Reagan supposait. Au contraire, elle s’ouvrit totalement et se mit elle aussi à parler avec spontanéité. Lorsqu’elle évoqua Lafayette, cela fit tilt dans l’esprit de la brune, qui se redressa et manqua de se cogner au capot de la voiture.

  • Ah oui ! Je te remets maintenant ! Mais c’est vrai que ça remonte à super loin maintenant ! Lafayette doit être content de t’avoir retrouvé !

    Non pas que le cuisinier du Merlotte’s manqua d’amis ou d’une bande potes, ça c’était certain. Maintenant, il était vrai que Reagan se souvenaient vaguement d’une paire de gamins toujours collés l’un à l’autre, comme soudée et que c’était probablement ainsi que tout le monde se souvenait de Sasha à Bon Temps. Simplement, personne n’aurait soupçonné qu’ils avaient tous deux gardé contact pendant toutes ces années, ni que Sasha reviendrait ici.

  • C’est marrant de te voir de retour ; après avoir vu la France, qui voudrait revenir ici ? Bienvenue chez toi alors !

    Reagan ne put s’empêcher de sourire en l’entendant poursuivre inlassablement sa conversation quasiment toute seule, sans attendre une question de sa part. C’est vrai que la jeune femme ne ressemblait pas aux filles qui vivaient ici. Elle détonnait quelque peu et aurait certainement mieux correspondu aux canons de Shreveport. Quoique, la plupart des filles d’ici rêvaient de filer vivre en ville pour échapper au quotidien planplan de Bon Temps, quand bien même le surnaturel y avait fait son entrée. Sasha, au contraire, semblait donc avoir choisi de revenir au quotidien banal qu’était celui de cette petite ville de Louisiane. Curieux choix, intéressantes perspectives. Reagan glissa une main dans la poche arrière de son jean et lança son portable à sa compagne.

  • Tiens, fais-toi plaisir ! Mais puisque tu vis ici, je peux aussi bien te ramener chez toi ! C’est comme tu veux !
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MessageSujet: Re: Le hasard fait parfois bien les choses... [ft. Reagan] Lun 26 Mar - 18:53

- Ah oui ! Je te remets maintenant ! Mais c’est vrai que ça remonte à super loin maintenant ! Lafayette doit être content de t’avoir retrouvé !

Je ne pus m'empêcher de sourire. Mon souvenir ne s'était pas effacé de la mémoire de tous ! Bien sûr, c'était après avoir mentionné mon amitié avec Lafayette, mais c'est mieux que rien. Non pas que nous nous appelions tous les jours pendant ces longues années, mais nous nous parlions assez souvent pour savoir ce que l'autre devenait, et nous ne nous étions jamais oubliés – il faut croire que je n'avais raté aucun de ses anniversaire, et vice versa. Je me demandais s'il avait toujours le string léopard que je lui avais envoyé pour ses 21 ans (et qui, soit dit en passant, coûtait vraiment cher pour ce que c'était). Sûrement. D'une manière ou d'une autre, notre amitié avait tenu le coup, et chaque conversation téléphonique l'avait renforcée, nous avait rapprochés et nous avait rendus nostalgiques. Heureusement, c'était le passé. Je le voyais aujourd'hui autant que je le voulais. Je sortis de mes pensées et me concentrai sur Reagan, en face de moi. La petite fille qui aimait réparer les moteurs avec son père était devenue une jeune femme magnifique, sûrement plus mature que moi, et tenait son propre garage. Son propre garage ? Il est vrai que je n'avais pas vu Dean, mais il s'était sûrement absenté, inutile de m'emballer.

- C’est marrant de te voir de retour ; après avoir vu la France, qui voudrait revenir ici ? Bienvenue chez toi alors !

- Merci, dis-je avec un grand sourire.

« Bienvenue chez toi », quelle phrase étrange ! Et pourtant, qu'est-ce qu'elle faisait du bien !
La France était certes un beau pays, Paris une ville magnifique, mais vraiment, que c'était fatiguant, stressant, bruyant et pollué ! Je m'étais empressée de revenir dans le petit coin de paradis, calme et propre, qu'était Bon Temps. Et puis, tous mes souvenirs d'enfance se déroulaient ici.

Reagan sortit son portable de la poche arrière de son jean et me le lança :

- Tiens, fais-toi plaisir ! Mais puisque tu vis ici, je peux aussi bien te ramener chez toi ! C’est comme tu veux !

Je ne sais pas comment, mais une demi-heure plus tard, nous nous trouvions dans le pick-up, garé devant le garage, en train de bavarder. On en avait conclut qu'elle garderait la voiture deux ou trois jours le temps qu'elle puisse y jeter un coup d'œil, et qu'elle me la ramènerait ensuite. J'avais accepté qu'elle me ramène, et, après avoir récupéré quelques affaires dans la BMW, nous sommes montées dans le pick-up de Reagan, direction le garage, pour qu'elle puisse s'occuper de quelques petits trucs avant de me ramener. Je l'avais attendue 5 minutes dans le pick-up, et, quand elle est remontée, nous avons commencé à parler, oubliant tout le reste.

- Le garage n'a pas changé. Je me souviens de l'époque où je voulais devenir garagiste. Je devais avoir 8 ans. Je ne sais pas ce qui m'étais passé par la tête. Je voulais même travailler dans le garage de ton père – dans ton garage - quand j'en aurais l'âge. Il m'aurait sûrement ri au nez si je lui avais exposé mes plans, rigolais-je.

Cela faisait 30 minutes que l'on bavardait de tout et de rien, lorsqu'une question que je m'étais posée plus tôt dans la soirée me revint. Inconsciemment, je lançai :

- D'ailleurs, où est Dean ? Je ne l'ai pas vu depuis que je suis arrivée !

A son regard désolé – désolé que je ne sois pas au courant, sûrement -, je sus que je venais de faire une boulette.




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MessageSujet: Re: Le hasard fait parfois bien les choses... [ft. Reagan]

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Le hasard fait parfois bien les choses... [ft. Reagan]

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